Festival international du théâtre au Sahara
  • L'art des deux rives Production
  • Maison de jeunes Sabria, Maison de Culture Ibn El Haithem Kebili
  • Fonds d’Engagement Culturel Local Entreprises
  • Gabès, Gafsa, Kébili, Médenine, Tataouine, Tozeur
  • Théâtre, Patrimoine immatériel
  • 4 mois
  • 125,336.4 dt
  • hafedh57@gmail.com
Descriptif

Le projet « Festival international du théâtre au Sahara » a pour objectif de valoriser le patrimoine culturel du désert à travers le 4ème art. Le projet veut également insuffler une dimension participative et de décentralisation à son approche en formant 60 jeunes des gouvernorats cibles au jeu d’acteur.

Il sera mis en place dans 6 gouvernorats du sud de la Tunisie (Kébili, Tozeur, Tataouine, Médenine, Gabas et Gafsa). Les activités consistent en l’organisation de 6 ateliers de formation au profit de 60 jeunes et la production de 6 spectacles de théâtre et enfin l’organisation de la première édition du festival à Sabria à Kébili.

Story du projet : Impact et réalisations

Quand le Festival International du Théâtre au Sahara s’est invité à Sabria, un petit village au confins du désert, la magie du quatrième art a opéré. Ce projet initié par «l’Art des 2 rives Prod» a mis en branle les villageois et les habitants des régions avoisinantes qui ont afflué pour assister à des représentations théâtrales données par des amateurs et des professionnels. Le désert majestueux s’était transformé en une scène à ciel ouvert pour des spectateurs avides de la culture.

Le Festival International du Théâtre au Sahara est un projet, initié par «l’Art des 2 rives Prod» et piloté par Hafedh Khalifa-metteur en scène. Il a couvert six gouvernorats du Sud ayant le Sahara comme espace en commun. Le festival s’est tenu du 20 au 24 mars 2021, au village de Sabria au gouvernorat de Kébili. Il avait pour objectif de concrétiser la décentralisation de l’action culturelle et à dynamiser le tourisme culturel dans le désert en dévoilant le charme des lieux sahariens.

Au concept inédit, ce festival a été axé sur les performances comme style de production et de la conquête des espaces naturels ouverts et du recyclage des déchets naturels locaux pour la production d’accessoires ou de marionnettes.

Ainsi, le théâtre avait opéré dans toute sa noblesse par 22 représentations données par plus de 400 artistes tunisiens et étrangers réunis en collaboration avec le Centre régional de danse en Omrbie en Italie et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO). Ces spectacles ont drainé 5000 spectateurs quotidiens dont 500 enfants qui
n’ont pas hésité à parcourir plusieurs kilomètres pour assister aux shows. Il a également touché grâce au streaming plus de 500 000 suiveurs en ligne.

Ce projet a aussi été une occasion pour 75 jeunes issus de six gouvernorats (Kebili, Tozeur, Gafsa, Gabès, Médenine et Tataouine), pour prendre part à des cycles de formation dans l’art du comédien grâce à la collaboration des centres d’arts dramatiques du Sud. Ils ont pu découvrir leur potentiel enfoui et
adopter la culture comme moyen d’affranchissement des contraintes imposées par les conditions socio-économiques et l’absence d’une infrastructure culturelle adéquate.
Ces ateliers ont abouti à la création de 6 performances théâtrales qui ont été présentées au festival et suivies avec passion et admiration par un public hétéroclite où la présence des femmes a été remarquable.

« On a été surpris par le taux de participation des femmes et des filles à cet évènement dans une région où ce genre d’activités est habituellement exclusivement réservé à la gent masculine. » explique Fethi Ben Nasr, directeur de la Maison des jeunes à Sabria.
Hafedh Chtioui, attaché de presse du festival, assure de son côté que « Grâce à une bonne promotion du festival et à une communication adaptée, nous avons non seulement encouragé les femmes à participer mais aussi nous comptons sur elles pour entreprendre dans la culture et pour en faire un moyen d’autonomisation » , a-t-il ajouté.

Pour sa part, Mohamed Ali Ahmed, encadrant au Centre d’arts dramatiques de Gafsa affirme que « Après la formation, ces jeunes ont changé leur vision des choses et ont posé un nouveau regard sur les questions qui intéressent leur quotidien tels que la contrebande ou l’extrémisme violent. »
Dans le même sillage, le spécialiste des arts de la marionnette Saad Mahouachi, a affirmé que dans le cadre d’un accord de partenariat entre le Centre national des arts de la marionnette et le Festival international de théâtre au Sahara, un atelier sur la création des poupées au profit des animateurs des clubs et jardins d’enfant de Sabria et des régions voisines a été mis en place en vue d’initier ces éducateurs à la manipulation et la création des poupées en exploitant les restes de palmiers et en créant ainsi des personnages proches de l’imaginaire populaire des régions sahariennes.

Parallèlement, un colloque scientifique a été organisé sur le rôle du théâtre dans le développement du
tourisme culturel auquel ont pris part des professeurs et penseurs de renommée à l’instar d’Ezzedine
Madani, Mohammad Moumen, Mohammad Abaza et Hammadi Ouheibi. Les intervenants ont souligné que de tels évènements sont capables de forger la réputation des régions désertiques deviennent grâce à la culture une étape incontournable.

Ce festival, qui a fait ses preuves, ambitionne de programmer des spectacles internationaux et aspire à devenir un rendez-vous régulier et itinérant à travers les six gouvernorats du sud. Son initiateur table aussi sur la dynamique qu’il a amorcée dans la région pour en faire un nouveau levier économique
des régions défavorisées.

Témoignages:

« Le Sahara a offert aux spectateurs une scène magique où tous les sons sont perceptibles et où le ciel semble si proche des comédiens qui deviennent des étoiles tels des poètes en quête d’amour céleste. » Mohamed Gaaloul, Formateur

« Ce festival a offert de nouvelles formes d’expressions artistiques et a intégré la notion du développement durable et du tourisme culturel comme levier de changement. » Fethi Ben Nasr, Directeur de la Maison des jeunes à Sabria

Télécharger la Tfanen Story du projet